Le Saviez-vous?

#1

En 1923, l’entreprise de matériaux de construction Baeyens-Detournay fait bâtir cette habitation par l’architecte M. Remi et profite de l’angle

coupé pour y faire insérer un panneau publicitaire en carreaux de céramique.

Si vous voulez voir ce joli coin de rue, rendez-vous au 54 rue du Télégraphe, Mouscron


#2

Au début du 20ème siècle, le parc de Mouscron, en forme de cuve, n’était qu’une décharge. Ce n’est qu’en 1932 que l’inauguration officielle a été effectuée.

A L’époque, l’entrée principale du parc se situait à hauteur des majestueux escaliers en pierre, du côté de la rue du Dragon.

En contre bas du parc, le plan d’eau faisait partie de la petite Espierre (qui aujourd’hui longe le parc via des galeries souterraines).

En 2019, la ville a opéré à la jonction des 2 parcs pour avoir un espace de 11 hectares.

Si vous voulez avoir plus d’informations sur le parc de Mouscron, venez chercher gratuitement votre brochure à la Maison du Tourisme de Mouscron


#3

Il s’agit d’un ancien château d’eau qui alimentait en eau l’ancien hôpital. Il se situe à côté du CPAS actuel. Près de là, il y avait également une ancienne cheminée pour brûler un peu de tout dont notamment les membres amputés. Le crématorium a fermé en 1985, à la suite de changement de loi.


#4

Nous vous présentons le C.A.M., ce sont les abréviations que l’on utilise pour parler du centre administratif de Mouscron. Le bâtiment s’érige sur 22 mètres de haut et 7 niveaux. Architecturalement, il est présenté comme une œuvre d’art, on l’appelle même le « Petit Colisée ». La construction a été menée par des entreprises uniquement mouscronnoises. L’inauguration a eu lieu en juin 2016.


#5

Aujourd’hui, nous nous rendons dans la petite rue et plus particulièrement au numéro 29. Levons un peu les yeux pour admirer la façade de la maison d’angle dessinée par Gustave Fache en 1911.

Cet immeuble de style Art nouveau est composé à l’origine de deux maisons de commerce dont l’une, appartenant à J. Tanghe-Dujardin, s’ouvrait sur la petite Rue et possédait un atelier du côté de la rue de Froidchamps tandis que l’autre occupait l’angle et a été commandité par Augustin Legrand-Bergheman. Remanié au rez-de-chaussée en 1969, l’ensemble présente des étages élevés en briques qui contrastent avec les structures blanches des bois blancs mises en œuvre dans la tourelle et la corniche.

Une importante saillie de la corniche repose sur des consoles en bois ouvragés au sommet desquelles sont placés des fers forgés dont la forme est la réplique inversée de celle des consoles.

L’architecte a imaginé une tourelle qui, prenant naissance au 1er étage dans une fenêtre à trois pans en hors-œuvre, est prolongée au niveau de la corniche par un tambour polygonal décoré de colombages. Au-dessus, une toiture d’ardoise, conique, reprend les côtés du polygone et les resserre jusqu’à une petite lanterne surmontée d’un toit débordant.

Admirons également les frises de faïence, sous la corniche de chaque côté de la tourelle. Côté rue du Froidchamps, elle illustre la « culture du lin », qui fournit les bases de l’essor textile de la ville, termes inscrits sous un soleil dont les rayons, à gauche, illuminent encore un paysage propre aux semailles. A droite, le rouissage précède la suite du travail du lin qui s’inscrit dans les frises côté petite rue : filage, tissage, fabrication de la toile. La décoration continue avec la représentation des quatre saisons.

Les quatre saisons sont chacune symbolisées par l’état de la végétation et un visage féminin dont les couleurs oscillent du clair au foncé.

Le printemps, est symbolisé par une floraison où dominent les tons jaunes, auxquels fait écho la chevelure blonde du visage féminin. La frise est signée par Delgutte, de Mons-en-Baroeul, dans le coin inférieur droit de « l’hiver ».


#6

Aujourd’hui, nous nous rendons dans la rue saint-pierre et plus particulièrement au numéro 25.

Au-dessus d’un rez-de-chaussée commercial rénové, cette façade en briques émaillées du début du 20e siècle affiche une remarquable enseigne en carreaux de céramique.

Si la façade de briques a été quelque peu dégradée par le temps, la décoration des fenêtres et le motif de faïences n’en restent pas moins superbes. Au premier étage, deux fenêtres encadrent un large motif de faïence dont le thème est résolument agreste : porcs, vaches, chèvres et moutons se détachent sur un idyllique paysage rural. Rappelant l’ancien commerce de boucherie, ce panneau illustre les animaux de la ferme dans un cadre bucolique et selon la peinture réaliste de l’époque. Plus discrets, les motifs floraux intégrés dans l’extrados des arcs de fenêtres relèvent de l’Art nouveau.


#7

Quittons le centre-ville pour nous rendre au 120 rue du petit-pont à Mouscron. Aujourd’hui, les bâtiments sont occupés par les archives de la ville de Mouscron et l’entreprise Mifratel mais qu’en était-il avant ?

Depuis le Moyen Âge, la ville de Beauvais est réputée pour la diversité et la richesse de la production textile. Dès 1839, les familles Tétard, Lainé et Communeau sont celles qui vont, au fil des années, développer la production de tapis et de couvertures dont la diffusion a permis de faire briller le nom de Beauvais à l’échelon mondial pendant près d’un siècle et demi.

À partir de 1920 cette entreprise est connue sous le nom de MFTC (Manufacture française de tapis et de couvertures). Elle fait partie des plus importantes de la ville. Sa réussite est spectaculaire puisque les implantations s’étendent à Tourcoing (Nord) puis Roubaix (Nord) et Mouscron (Belgique) facilitant ainsi l’approvisionnement de fils que la MFTC ne produit pas.

Focalisons-nous sur Mouscron où l’ancienne Manufacture française de tapis et couvertures a été construite en 1925 à la demande de Mr Wattel par l’entrepreneur Georges Vandeghen et sur les plans de l’architecte Forest. De cette époque subsistent la cheminée industrielle millésimée, la conciergerie et une partie des anciens ateliers et bureaux, tous teintés d’éclectisme tardif dans le traitement des façades. L’extension des ateliers s’étire tout au long de la voirie dans les années suivantes. En 1928, l’architecte Jolly est sollicité pour bâtir un bâtiment industriel supplémentaire. Celui-ci s’implante en retrait de voirie et présente une volumétrie cubique, avec fausse toiture plate et structure en béton. Superposant les plateaux ouverts, il arbore l’enseigne et le millésime de 1929 au fronton d’inspiration Art déco surlignant la façade principale.

Ses patrons toujours à la pointe du progrès technique furent également de grands novateurs sur le plan social, tenant à associer le personnel dans la réussite économique des marques « Bélier-Lainé » (couvertures) et France-Tapis (tapis).

Détruite en grande partie durant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise parvient à se relever, évoluer et se développer encore davantage mais la crise pétrolière met progressivement fin à cette réussite. Malgré la liquidation judiciaire, des bâtiments d’un grand intérêt architectural existent toujours et il est nécessaire d’en garder la mémoire.

 


#8

Aujourd’hui, nous nous rendons au numéro 16 et 18 de la rue Saint-Pierre.

Ces deux habitations mitoyennes ont probablement été construites au même moment et illustrent le style éclectique en vogue à la fin du 19e siècle. Le n°16 est attribué à l’architecte Auguste Georges Nicolas Dubois et a été commandité par Aloïs den Reep en 1895. Similaires sans être semblables, elles présentent toutes les deux une façade soignée, montée en briques et calcaire dont les points forts sont le balcon, l’oriel et le pignon à gradins. Coiffées de toitures à brisis, soulignées d’une corniche ouvragée, elles préservent encore les lucarnes originales dont le profil évoque l’esprit des villégiatures. De même,et outre l’oriel en bois, seules les portes sont conservées et présentent un vitrail de style Art nouveau dans l’imposte.


#9

Aujourd’hui, nous nous rendons au 16 rue de Tournai.

En 1892, l’architecte Auguste Georges Nicolas Dubois conçoit cet immeuble d’habitation et de commerce pour Mr et Mme Selosse-Bermyn qui y installent leur magasin et entrepôt de gros et détail de “Verreries-Porcelaines-Faïences”. Construit dès l’origine pour abriter le commerce et le logement qui s’imbriquent selon les niveaux, l’immeuble a conservé toute son authenticité.

Comme vous pouvez le constater la hauteur des fenêtres est dégressive selon les niveaux. Les fenêtres sont séparées par les enseignes en carreaux de céramique. La façade s’inscrit dans le style éclectique. Soulignée d’une corniche ouvragée, la toiture en pavillon et à brisis est plantée d’une lucarne axiale.


 

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